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Calamité

image de l'en-tête : Policiers portant un masque pendant l’épidémie de grippe espagnole, en 1918 (auteur inconnu, Seattle, NW des États-Unis – article Wikipedia).

Calamité… le titre de notre exposition reportée, Du grain au pain, oubliait sans doute les blés en tiges, que désignait autrefois le mot chaume, du latin calamus : ainsi le désastre qui touche les récoltes a pu s’appeler une CALAMITÉ (d’après le Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d’Alain Rey).

Dans l’expectative – et le mot désigne tout à la fois une attente et un espoir –, nous découvrons brutalement le temps des fléaux que nous croyions situé derrière nous. Cette période de confinement est propice à toutes sortes de reconnaissances et, puisqu’il faut repousser tout contact avec le papier, fouillons les inépuisables filons numériques, pour découvrir ainsi le dévouement d’un médecin de campagne.

Pierre Alphonse Niobey est issu du Cotentin (de la commune de Hambye, dans département de la Manche) et vient soigner en Haute-Saône, dans le bourg de Gy, durant l’été 1854, les malades du choléra. En 1858, il publie son rapport, un ouvrage de 170 pages (à consulter sur le site Gallica) dans lequel nous pouvons prendre connaissance aussi des statistiques concernant l’épidémie dans l’ensemble du département (dix mille décès), ainsi que de la progression du choléra qui sévit de juin jusqu’à la fin du mois d’août. Il faudra attendre le début des années 1880 pour que Robert Koch identifie le bacille du choléra, juste après celui de la tuberculose. Reconnaissance à tous ces artisans de la connaissance humble, hussards blancs aujourd’hui de la recherche scientifique et des soins dispensés dans les hôpitaux.

Quelques extraits de son ouvrage en sus de la légion d’honneur :

Au moment de l’épidémie, dans un temps de communication lente, les perceptions sont diverses ; voici un article du Journal de la Haute-Saône, daté du 5 juillet 1854 :

Aussitôt après l’épidémie de choléra, des monuments furent édifiés dans les communes épargnées : Notre-Dame des Neiges à Château-Lambert, chapelle Saint-Roch à Sainte-Marie-en-Chanois… (voir l’article d’Alain Jacquot-Boileau sur le choléra à Champagney).

L’anniversaire du Sapeur Camember

29 février 2020 , c’est l’anniversaire du Sapeur Camember. La confrérie (voir son site) et son comité propose un copieux programme pour cette journée particulière, avec une exposition à l’Espace Cotin sur l’histoire de la Confrérie (27, 28, 29 février, de 14 heures à 18 heures), et toutes sortes de créations d’artistes, et des livres anciens, des contes, des films, des reportages photo…  Bref, toute la ville de Lure sera à l’heure du Sapeur, sur le thème d’une COUSINADE qui met à l’honneur, à côté des personnages de Georges Colomb (famille Fenouillard, Pic et Ploc, le savant Cosinus) les figures de la BD des années 1900 à 1950.

Départ du défilé devant la mairie à 15 heures; ; qu’on se le dise…

Meilleurs vœux 2020

La SHAARL présente à tous ses adhérents et aux sympathisants de l’association ses meilleurs vœux pour 2019 ; que l’année nouvelle vous apporte santé, joies et toujours beaucoup d’émotions dans les recherches et les activités diverses avec la SHAARL. Rendez-vous est donné au lundi 6 janvier 2020, à 20 heures, où seront fixées les grandes lignes de l’agenda 2020 ( Bouquimania, exposition, bulletin…).

(image : Sur le plateau d’Esmoulières, 30 décembre 2019)

La Blanche Dame ?

La Blanche Dame (Champagney/Plancher-Bas) : appel à témoignages (de la part de Jean-Pierre Chambon).

(image : Marie Stuart, par François Clouet, vers 1560)

En vue d’un article dans un prochain bulletin de la SHAARL, je m’intéresse au nom de lieu la Blanche Dame.

Je ne connais ce nom de lieu qu’à travers le témoignage de la regrettée Colette Dondaine, la grande spécialiste de la dialectologie comtoise. Colette Dondaine ne connaissait elle-même ce nom de lieu que par le témoignage de sa mère. À l’époque où cette dernière était jeune institutrice, c’est-à-dire dans les années 1910 ou 1920, la Blanche Dame était le nom d’un secteur « peureux » situé entre Champagney et Plancher-Bas, sur la route qui relie les deux localités.

D’où une première question : certains adhérents de la SHAARL emploient-ils le nom de lieu la Blanche Dame ou en ont-il entendu parler ? Et, si oui, par qui et quand ?

Le nom de lieu la Blanche Dame est certainement à mettre en rapport avec la tradition selon laquelle une « Dame blanche » (une fée) aurait hanté les ruines du château de Passavant.

D’où une seconde question : certains adhérents de la SHAARL ont-ils une connaissance directe (hormis par des recueils de contes ou des articles) de cette tradition de la « Dame blanche de Passavant » ? Si oui, de qui l’ont-il apprise et quand ?

Merci d’avance d’éventuelles réponses (à envoyer à la shaarl)