26 août 2019

Sorties minières à Plancher-les-Mines…

Un petit groupe d’adhérents à la SHAARL et passionnés des anciennes mines de Plancher a décidé de redonner vie au sentier minier du Laury, créé il y a vingt ans par la SHAARL avec l’aide du Parc régional des Ballons et de la municipalité. Après avoir revu les balisages et les chemins, le groupe a donné rendez-vous au public pendant l’été (les dimanches 4 et 11 août 2019), avec succès puisqu’une cinquantaine de personnes ont suivi les conférenciers Marie-Do Beluche, Jean-Jacques Parietti, Patrick Zuger et Eric Bulliard.

Les promeneurs se sont familiarisés en géologie avec les roches volcaniques, l’érosion glaciaire, les roches moutonnées, les blocs erratiques, puis ont découvert du haut d’un verrou glaciaire la vallée encaissée de Plancher-les-Mines. Ils ont suivi un sentier escarpé qui fut le chemin emprunté par les mineurs d’argent ; tout au long furent creusées quatre ou cinq galeries à la recherche du précieux minerai. On a pu juger également de la difficulté à creuser une roche très dure avec seulement un burin et un marteau avant que l’emploi de la poudre noire ne soit accessible aux mineurs.

La chaleur du premier dimanche et les pluies intermittentes du deuxième dimanche n’ont pas entamé le plaisir de la découverte. Ces visites seront à renouveler mais chacun peut découvrir seul ce sentier balisé avec l’aide d’un descriptif disponible en mairie de Plancher.

(textes et images : J.-J. Parietti ; image mise en avant : A. Bourgeois (La vallée de Plancher-les-Mines, 2017)

… notre pain quotidien…

La SHAARL commence déjà de préparer sa future exposition (printemps 2020,  25 mars – 6 avril 2020, à la salle Cotin) avec un sujet aux multiples facettes, le pain. Un sujet d’histoire totale à vrai dire, tant l’histoire des hommes, écrivait Jean Guéhenno, n’a jamais été que l’histoire de leur faim. (La foi difficile, 1957)

Un grand merci à Jean-Pierre Chambon qui nous signale une très belle enquête sur la fabrication traditionnelle du pain, menée de 1946 à 1952 dans le département voisin de la Côte-d’Or, par la Section de linguistique et de folklore de Dijon. Ce document précieux que nous transmet Jean-Pierre est introduit par un questionnaire particulièrement détaillé, qui peut guider aujourd’hui celles et ceux qui souhaiteraient enquêter sur le pain dans un village de Haute-Saône. Ces résultats déjà anciens sur la Bourgogne, publiés par Albert Colombet, sont consultables sur notre site :

« La fabrication du pain domestique en Côte-d’Or », À travers notre folklore et nos dialectes 1 (1958 [réimpression Dijon, L’Arche d’or, 1974]), p. 42-65.

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Voici l’occasion de faire aussi connaissance avec l’œuvre de l’historien américain Steven Kaplan, le spécialiste de l’histoire du pain, en France :

Voir aussi la parution récente de :
Boire et manger en Lorraine (Edhisto, 2018)
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Documents divers :

Du grain au pain, sur les routes de Roumanie :
(photos
1993 – 1999)

Le four à pain, qui s’ouvre à l’intérieur de la cuisine
(Beulotte-Saint-Laurent et Servance, photos 1990)

(graphiques et photos D. C. / voir article Le pain quotidien : paysages vivriers dans les Vosges saônoises au XIXe siècle, dans revue Rencontres Transvosgiennes, 2-2012)

La ville aux si belles maisons de maître…

   Les 29e Rencontres Transvosgiennes se dérouleront cette année à Saint-Loup-sur-Semouse, la Cité du meuble (samedi 19 octobre 2019), en partenariat avec la communauté de communes de la Haute-Comté… FR3 Bourgogne-Franche-Comté diffuse justement aujourd’hui, 11 janvier 2019, un court reportage sur « La ville aux si belles maisons de maître… », qui pourrait préfigurer des questions au menu des futures Rencontres Transvosgiennes, avec l’intervention notamment d’Eric Tisserand, qui vient de publier sa thèse sur la forêt des Vosges (Construction d’une filière industrielle au XIXe siècle). Dans le reportage d’aujourd’hui, Louis Jeandel brosse l’historique du Conservatoire du meuble et M. Thierry Bordot, le maire de Saint-Loup, esquisse les rebondissements de l’artisanat du bois. On se rappelle « Le Siège de Liffol » (Liffol-le-Grand, dans le département des Vosges), première Indication Géographique dédiée aux produits manufacturés et décernée… en 2016 ! L’histoire et la presse nous ont habitués cependant aux tableaux noirs de la désindustrialisation ; les Trente Glorieuses, dans le contexte de la crise climatique actuelle et avec quelque raison, ont leur versant désastreux, la crise du textile (années 1950), celles de la métallurgie, de la papeterie, de la verrerie… ont frappé durement, à différentes époques, les sociétés avec le chômage de masse, marqué les paysages avec les friches industrielles… Et le bois, que la houille avait naguère détrôné (première révolution industrielle) paraît résister, revenir sur la scène de l’industrie, belle matière pour entrer dans la nouvelle année…