| Mine de cuivre et molybdène de Château-Lambert |
| Relevés et analyse du réseau souterrain |
| Bruno ANCEL - 2004 |
|
Cette opération de relevés topographiques et archéologiques s'inscrit à la fois dans un cadre de recherche scientifique, de protection du patrimoine minier et de mise en valeur. Le relevé du réseau souterrain en plan et en coupe doit favoriser l'étude pluridisciplinaire de la mine, édifice inscrit sur l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. L'ensemble du secteur minier fait actuellement l'objet d'un projet de mise en valeur touristique, sous l'égide du Musée de la Montagne Albert DEMARD, aussi ces relevés vont participer à la réalisation de l'exposition. Pour ces diverses raisons cette opération, initiée et pilotée par la Société d'Histoire et d'Archéologie de l'Arrondissement de Lure (S.H.A.A.R.L.), a obtenu le soutien du Ministère de la Culture (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Franche-Comté) du Conseil Général de la Haute-Saône et du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. |
|
|
|
Une première campagne de relevés, essentiellement en surface, a eu lieu en 1992-1993, mais l'essentiel des relevés de terrain a été réalisé durant l'été et l'automne 2002, puis l'hiver 2002-2003 sous la responsabilité scientifique de Bruno ANCEL, archéologue minier. Au total , 14 personnes ont participé à cette opération. La miise au propre des relevés et la rédaction du rapport a été réalisée par Bruno ANCEL, Enîc KAMMENTHALER (mobilier) et Christophe MARCONNET (surface) |
|
Le cheminement topographique a été réalisé sur l'ensemble du réseau souterrain, dont le développement atteint en définitive 8240 m, et sur l'ensemble des vestiges de surface (côté Franche-Comté). Sur la base de cette ossature graphique, a été dessinée la vue en plan des travaux, la vue en coupe verticale projetée selon la direction générale du filon, et la construction en 3D de ces cheminements. Ce plan et cette coupe ont été mis au propre, puis numérisés, et ont servi de support à divers documents graphiques de nature analytique : cartographie de la géologie du gisement, cartographie des techniques de percement et des sens de creusement, cartographie du mobilier abandonné. Ainsi tous le mobilier, en place ou épars, a fait l'objet d'un inventaire, certains faisant l'objet de mesures, en particulier les nombreux tuyaux en bois. |
|
|
|
Une approche bibliographique a permis de caractériser le contexte géologique et de préciser le contexte historique, en confrontation avec les données de terrain. Ainsi, les ouvrages accessibles ont été creusés au cours de trois périodes distinctes, la première pouvant même se diviser en deux phases du fait de l'introduction de la technique d'abattage à la poudre. Nous pouvons donc observer quatre types de travaux bien distincts : |
|
1590 - 1620 : travaux à la pointerolle, ou par la taille au feu en roche dure ; production de remblais fins , attaques à partir des affleurements puis par quelques galeries en travers-bancs. |
|
1617 - 1670 : travaux à la poudre ; trou de fleuret de gros diamètre et à quatre pans ; production de remblais à blocs -, création de murets frustres ; travaux s'enfonçant sous le niveaux d'exhaure, pompés en permanence, noyés après l'abandon de la mine |
|
1734 - 1758 : travaux à la poudre ; trou de fleuret de petit diamètre et à un seul pan ; production de remblais à blocs construction de murs bien appareillés ; travaux remontants depuis la galerie d'exhaure St Jean réaménagement des travaux anciens |
|
1930 - 1944 : travaux à la poudre ; trou de fleuret de gros diamètre à couronne ; travaux remontants avec trémie ; voies ferrée ; deux descenderies équipées d'un plan incliné. |