19 août 2017

Historique…

Logo de la Shaarl

La SHAARL, Société d’Histoire et d’Archéologie de l’Arrondissement de Lure, est née avec le soutien de l’historien Jean Girardot, à la suite de la participation de quelques Lurons au chantier de fouilles du site gallo-romain de la villa Saint-Quentin, à Lure (70). Dans ses statuts, cette association loi 1901 précise qu’elle a pour but la recherche historique et archéologique, la sauvegarde du patrimoine, ainsi que la publication d’un bulletin annuel (articles sur l’histoire locale, rapports de fouilles…) et d’ouvrages d’historiens locaux.

Les activités de la SHAARL, principalement sur le département de la Haute-Saône, sont nombreuses et variées : fouilles et prospections archéologiques, manifestations diverses, surveillance lors de travaux d’aménagement…

La SHAARL a participé aux fouilles de la villa gallo-romaine de Saint-Quentin (qui lui a valu le 1er prix des chantiers de jeunes bénévoles, en 1986), de la cave de la villa gallo-romaine de Frotey-lès-Lure, du cimetière de Gouhenans, du château de Vallerois-le-Bois… Elle fut récompensée, en 1988, par le prix Louis Bouvier de la société des antiquités nationales. Dans le cadre de son intérêt pour les mines, la SHAARL s’est portée partie civile dans des affaires de pillage de minéraux au Mont de Vannes (St-Barthélemy), ainsi qu’à Saphoz-Esmoulières, près de Faucogney. La SHAARL a gagné un procès qui a fait jurisprudence en condamnant les fouilles clandestines.

Parmi ses nombreuses manifestations, la SHAARL a organisé des expositions sur le vieux Lure, les moulins des Vosges Saônoises, les jouets, les élections en 1902 à Lure, Marie Richard (fondatrice de l’hôpital de Lure), Pierre Joseph Desault (chirurgien du XVIII° siècle). Elle est d’ailleurs à l’origine de la refonte et de la remise en place de son buste, dans la rue principale de Lure. D’autres animations ont concerné des bourses annuelles aux cartes postales et toutes collections. Depuis 1991, la vente de livres d’occasion (Bouquimania) connaît chaque année un succès grandissant.

Enfin, la SHAARL participe régulièrement à des manifestations nationales : journées du patrimoine de pays, et bien sûr la « Fête de la Science », qui a permis de présenter au public luron des manifestations de grande envergure : La préhistoire, en 1995 ; De la mine au métal, en 1996, récompensée par le 2e prix national ; L’eau, en 1997 ; De l’écu à l’euro, en 1998 ; Il y a 2000 ans, les Gallo-romains, en 2000 ; Sciences et Techniques au Moyen-Age, en 2002 ; Sciences appliquées et humanisme au temps de la Renaissance, en 2004 ; Des Mousquetaires de la Science aux savants de la Révolution, en 2006, et les Outils de l’archéologie, à Luxeuil-les-Bains, en 2007. Elle a réalisé de nombreuses interventions en archéologie minière (Mont de Vannes, Château-Lambert, Chagey…) et a participé au programme national de recherche sur les mines et la métallurgie dans la France de l’Est.

Depuis 1999, des animations itinérantes Science en fête alternent avec les grandes manifestations sédentaires : Les méthodes de datations (1999), Histoires de comptes et de mesures (2001), Sciences et techniques du Moyen-Age à la Renaissance (2002).

A travers ses vingt-sept années de vie, l’association s’est constituée une bibliothèque qui s’enrichit chaque jour. Elle collectionne également les archives professionnelles et familiales, les journaux…, elle sauvegarde tout objet patrimonial qui risque de disparaître : machines agricoles, industrielles (matériel d’imprimerie du journal Les Petites Affiches, par exemple), ou artisanales des siècles passés. La plupart du temps, elle dépose dans les musées haut-saônois les objets ainsi préservés. La SHAARL restaure actuellement une chapelle seigneuriale à Longevelle-sur-l’Ognon (70), dont le mobilier religieux a déjà fait l’objet d’un sauvetage dans les années 1980. Elle a organisé de nombreux chantiers de restauration (cimetières anciens, à Melecey et Chagey, fontaine du château d’Oricourt, fours à chaux de Vouhenans).

La SHAARL, qui entretient toujours des liens privilégiés avec la Société d’Agriculture, Lettres, Sciences et Arts de la Haute-Saône (SALSA), poursuit et diversifie ses activités grâce au nombre croissant de personnes qui ont la volonté de préserver les traces fragiles du passé de notre région.