Les sommaires du bulletin

Les sommaires et les couvertures des bulletins de la SHAARL sont accessibles sur notre site à la rubrique BULLETINS, mais les images ne permettent pas une recherche dans le corpus des titres d’articles, des auteurs…, c’est pourquoi nous réunissons les sommaires des 37 bulletins de la SHAARL dans un même fichier (pdf) ; la recherche par mot dans le contenu du fichier est désormais possible. Seule la rubrique bibliothèque (acquisitions, dons d’ouvrages) a été retirée des sommaires, puisque l’inventaire des livres est mis à jour chaque année sur le site (accessible également à la recherche par mot).

Cliquer sur l’image pour accéder au fichier des sommaires

Ce travail de saisie est aussi l’occasion de rappeler quelques aléas dans l’histoire du bulletin. Les débuts surtout ont été difficiles, car c’est l’activité archéologique qui sollicite l’essentiel des énergies, il n’y a pas vraiment de responsable du bulletin.  Le nombre de chantiers ouverts, durant la décennie 1981-1990, est impressionnant et les rapports de fouilles constituent une grande partie des contributions au bulletin, ceux de Philippe Kahn par exemple (atelier de potiers à Luxeuil), qui sont publiés durant huit années consécutives. Dans ces mêmes années, le secrétaire, Michel Py, souligne comme un leitmotiv le point faible de l’association : c’est le retard des publications. Le bulletin 1982 paraît par exemple avec trois années de retard ! Cette irrégularité aurait pu distendre les liens avec les adhérents, elle perturbe d’ailleurs la rentrée des cotisations, mais il y a, dans ces années 1980, un enthousiasme pour l’histoire et le patrimoine : 102 adhérents au 27 janvier 1982, un an après la naissance de la SHAARL ; deux années plus tard, au 27 juin 1984, 95 nouveaux noms sont ajoutés à cette première liste. En 1992, dans le bulletin n° 11, ce sont 297 adhérents (nouveaux noms) qui s’ajoutent aux précédentes listes. Le bulletin a cette fois atteint sa vitesse de croisière, avec un plus grand nombre d’auteurs, une plus grande variété de sujets, une réalisation de moins en moins artisanale. Dans le rapport d’activité 1985 (nous sommes à l’AG du 21 mars 1986), Michel Py peut écrire : Heureusement, le bulletin a maintenant un responsable, en la personne de Denis Gremaud, mais les problèmes d’impression devront être rapidement réglés si nous voulons retrouver notre rythme de croisière et voir rentrer régulièrement les cotisations. (bull. 5-1985 – p. 6) Il faut attendre le n° 20 de l’année 2001 pour apercevoir le nom de l’imprimeur : 300 exemplaires – Concept Impression – Lure. Denis Gremaud passera très vite le relais du bulletin à Simone Schneider, délais de publication, qualité et variété des contributions vont être de mieux en mieux assurés. La SHAARL va connaître certainement son maximum d’adhésions durant toute cette seconde décennie d’existence, dans les années 1990.

Nouvelle transition et petit soubresaut sans doute au début du nouveau siècle : le bulletin n° 23 de l’année 2004 signale la nouveauté du site internet de l’association, en même temps que s’est constitué un Comité éditorial ; Claude Canard s’occupe de la mise en page et de la maquette de ce numéro. En 2005, au secrétariat, Thérèse Ponsot succède à Marie-Anne Boudot et accepte la responsabilité du bulletin. Le n° 24 (année 2005) est tiré à 360 exemplaires…

Un Comité de lecture plus restreint et animé par Thérèse a su garantir jusqu’à aujourd’hui la qualité matérielle et la régularité de parution de notre revue ; répondre aussi aux intérêts de plus en plus variés des lecteurs de la SHAARL. Les manières d’appréhender le passé sont en effet nombreuses : avec quelles questions ? quels thèmes ? quelle écriture ? quel type de récit ? Il est de plus en difficile pour le comité de lecture de refléter dans le bulletin cette multitude de sensibilités,  de regards sur l’histoire ; à la SHAARL se côtoient l’archéologue, le préhistorien, l’ethnologue, le conteur, le professeur, l’amateur, le curieux… Mais c’est aussi cette diversité grandissante qui peut ou doit être source d’un nouvel enthousiasme, sans doute un peu distinct de celui des années-patrimoine et mémoire  1980, diversité qu’il faut apprivoiser pour continuer de croire en l’histoire.

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